Episode 4 : Dunhuang, la dune du Croissant de Lune

2002, septembre arrive à son tour.
Je suis impatient de retrouver la petite famille du Bonsaï, R., J., G., et la Chine.
En bonne routine les préparatifs sont vite ficelés, mon médecin, F., plus serein, me prépare ma lettre médicale relative aux facteurs VIII, ma destination n’est pas une surprise cette fois-ci !!!
Le 9 septembre 5H15, au rendez-vous, "comme d’hab.", mon ami E., coutumier de mes décollages à l’aube, me conduit à la gare St Charles pour prendre le premier TGV.
En Avignon, je retrouve mes amis de voyage. Nous avons 1H de retard, la vallée du Rhône est alors en proie à de fortes pluies. Au fil du trajet, les minutes de retard s’accumulent, le train roule au pas. Nous ne serons pas à Charles de Gaulle dans les temps pour attraper notre vol de liaison pour Zurich.
Nous atteignons enfin CDG, avec plus de 2 heures de retard, l’avion est parti sans nous. Dur, dur !!!
Grâce à la persévérance de R. et de J., je suis acheminé à Zurich, avec G., par le vol suivant et nous retrouvons la première partie du groupe, ceux qui étaient arrivés à l’heure à Paris!!!
C., E., R. et J. nous rejoindront plus tard à Pékin…

A l’atterrissage à Beijing, nous apprenons avec soulagement que nos amis arrivent par un vol direct.
Deux heures plus tard, enfin au complet, la douane chinoise nous autorise à quitter la "salle" de transit, une nouvelle aventure commence à l’autre bout du monde : bienvenue à Beijing!

Un peu bousculé, le périple commence par la visite du grandiose Temple du ciel, suivie en soirée du Palais d’été, ancienne résidence de l’Empereur de la dynastie des Qing.
Le lendemain, traversée au pas de charge, sous une pluie battante, de la place Tian An Men.

A midi nous partons pour Dunhuang, un grand sanctuaire Bouddhiste aux portes du désert de Gobi, en Mongolie intérieure.
A l’arrivée nous avons rendez-vous avec le soleil couchant, au sommet de la Dune du Croissant Lune, à côté d’une oasis : bne bonne escalade suivie d’une sympathique descente en luge…
Le jour suivant, après la visite des grottes de Mogao et du bouddha géant, nous prenons le train de nuit pour rejoindre la passe de Jiayguan, un fragment rénové de la grande muraille situé dans le désert du Takla Makan, un désert de pierres mis en couleurs par de récentes pluies.
Les programmes, c’est J. qui les monte. L’intérêt dans le circuit, c’est qu’à un moment donné, nous sortons des sentiers battus du touriste de base, aujourd’hui c’est pour prendre la direction du monastère lamaïste de Labulengsi, situé à 2300 m, en province tibétaine.
A la fin de la journée nous empruntons une route en construction… qui n’en finit plus. Nous roulons à 30km/h, bringuebalés de tous les côtés. A quelques kilomètres de notre petit hôtel, le chauffeur évite même un lampadaire planté en plein milieu de cette "route" : sacré Chinois !!!
Le plus fabuleux dans cette histoire, ce sont les sourires qui nous accueillent malgré l’heure très tardive à laquelle nous arrivons.

Les temples tibétains sont toujours enclins à nous plonger dans une grande sérénité, à l’horizon culminent les plus hautes montagnes de cette planète. Ce sont des instants de répit avant de repartir à toute vitesse à la poursuite du temps et de notre programme. Un petit tour à cheval parachève ces minutes de bonheur.
Retour à la civilisation Xi An et à la grande armée d’argile du premier Empereur Qin Shi Huangdi de la Chine. Nous visitons le monastère de Shaolin, berceau des arts Martiaux.
Tout doucement nous nous rapprochons de Shanghai… La fin du voyage est proche.

Dernière visite de la Maison du Thé puis recherche du marché aux oiseaux et aux fleurs qui ne cesse d’être déplacé au fur et à mesure des démolitions et de la modernisation de la ville, puis le jardin botanique de Shanghai et sa collection de bonsaï bien sûr.
Un spectacle d’acrobaties et nous voilà reconduits à l’aéroport.
Une escapade un brin nostalgique sûrement où toutes mes attentes n’ont pas été au rendez-vous.
Je rentre frustré de ma traversée trop rapide et pas assez proche des habitants de la Mongolie intérieure.
Je commence à percevoir quelque chose qui m’avait effleuré au Guatemala et m’avait fait cruellement défaut au temple des Cinq Phénix.
Additionner les monuments vus n’a que peu d’importance en l’absence d’un ciment affectif.
J’ai besoin d’autre chose.



Dans une quinzaine de jours, découvrez l'épisode à Marseille